COMMUNIQUÉ
DE PRESSE
24 septembre- 22 octobre 2005NEVERMIND pour ouvrir la saison 2005-2006,
la galerie Pitch a choisi de présenter les dernières
peintures de Mick Finch. Les habitués de la galerie ont eu
l’opportunité de voir une préfiguration de cette
exposition lors d’un court accrochage collectif pour une carte
blanche, Ce que
porte la peinture, à Tristan Trémeau en 2003.
Pour cette rentrée, deux séries d’acryliques
sur toile seront accrochées aux cimaises de la galerie :
trois paires de grands formats (195 x 114cm) et environ une demi-douzaine
de moyens formats (92 x 60 cm).
L’exploration de l’image, celle de son monde (ce qui
se passe autour, avec, entre), l’interrogation de son statut,
de ses évolutions et traitements historiques et de son rapport
à la peinture sont les moteurs du travail de Mick Finch.
Puisant dans ce rapport, son oeuvre s’est recomposée
autour du pop art, du minimalisme et de l’abstraction dans
un questionnement de l’hégémonie culturelle
de l’image.
Les peintures de Mick Finch sont autant de champs d’action
de l’image. Dans l’exposition présentée
à la galerie Pitch, les grands formats agissent par paire.
Une toile présente une répertoire iconique noir sur
fond blanc (théâtre d’ombre, alphabet de signes,
agrandissement d’une planche de transferts ?), aucun rapport
d’échelle ni de sens entre les formes : des images
vidées d’histoire, déclinaison graphique de
motifs trop rognés – un fond bleu sombre nimbe les
formes, parasitant leur contour. L’autre toile, gamme chromatique
de couleurs primaires aux tons rompus, noir en plus, a été
« malmenée » dans sa fabrication : sens successivement
inversés – les coulures en témoignent, motifs
masqués d’écrans brouillant leur lisibilité,
réseaux sans connexions.
Elle apparaît comme l’enregistrement témoin de
sa propre fabrication. Là s’installe le principe de
lecture de ces peintures : une représentation de l’espace
temporel et mental de leur production.
Curieusement, l’infra mince des couches-écrans successives
donne une sensation de peinture à plat, l’image est
« couchée », une lecture du tableau comme d’un
livre, posé sur une table. Un rapport à l’image
supplémentaire.
|